lundi 9 avril 2012

Trouble de panique

Qu'est ce qu'un trouble de panique ?

Un trouble de panique apparaît généralement suite à une période de Trouble de l'angoisse (TAG) et de crises de panique. Encore et toujours il est question d'accumulation de ces formes aigues d'angoisse.
Vous ressentirez donc, en plus du (TAG) les effets d'une attaque de panique qui se répètent tout le long de la journée. A ce stade, vous serez donc au sommet de la "souffrance".


La bonne nouvelle vient du fait que la maladie ne s'amplifiera plus, la seule évolution qu'il puisse se produire sera la régression des symptômes. En outre, dans le domaine des différentes formes d'angoisse, cet état est le plus douloureux et le plus handicapant puisqu'il englobe à la fois l'anxiété, les crises d'angoisses et de panique, les TAG, la dépression, l'agoraphobie et l'affaiblissement corporel.


Comment détecter si vous souffrez d'un trouble de panique ? Quels sont les symptômes associés ?

Tout simplement par des crises de panique répétées dont la majorité sans aucune raison.

Pour le corps:
-Hyperventilation (Respiration trop rapide, trop courte et irrégulière).
-Sensation d'étranglement.
-Rythme cardiaque en nette hausse.
-Impression que son cœur bat sur diverses parties de son corps.
-Tremblement nerveux, besoin de s'assoir.
-Fourmillement dans tous le corps.
-Crampes musculaires et de la mâchoire inférieure.
-Nausées, vomissement (moins fréquent pour ce dernier).
-Essoufflement.
-Migraines et tête qui tourne.
-Sensation de décharge électrique cérébrale.
-Douleurs aux cervicales.
-Malaises.
-Evanouissement pour les personnes fragiles.
-Sensation d'oppression dans la poitrine (due au rythme cardiaque élevé).
-Diarrhées et Constipation alternées.
-Colites nerveuses et aérophagie.
-Oppression oculaire et anormalement sensible aux éclairages.
-Trop sensible aux bruits.
-Impossibilité de manger (due à la sensation d'étranglement).
-Intolérance à la chaleur.
-Sensation de froid puis de chaud en cycle.
-Démangeaisons.
-Eruption cutanées.
-Vue trouble.
-Flashs blanc un peut partout.
-Taches noires qui traversent votre champ de vision.
-Ne plus pouvoir rester assis car la douleur s'amplifiée et en même temps ne pas pouvoir rester debout car plus de force dans les jambes.
-Ne plus pouvoir se nourrir, tout juste boire.
-Insomnie.
-Fatigue chronique.

Pour le psychisme la majorité des symptômes sont associée à l'affolement couplé à la résignation.
-Peur de s'évanouir.
-Peur de mourir.
-Impossibilité de parler.
-Envie d'être seul et à la fois accompagné.
-Agressivité.
-Envie de partir en courant.
-Peur de changer d'endroit car aucune certitude que l'herbe serait plus verte ailleurs.
-Peur que la crise ne s'arrête jamais.
-Plus aucune lucidité.
-Faculté d'écoute très fortement réduite.
-Dépression chronique et idées noires.
-Système immunitaire dégradé et donc plus sensible aux autres virus.
-Fatigue permanente et sensation que rien ne sera plus comme avant.
-Insomnie due à l'insomnie elle-même, peur de ne pas pouvoir dormir.
-Peur de la peur elle-même.


Comment diminuer ce trouble de panique ?

Exactement les mêmes solutions que pour les TAG:

Dans un premier temps, acceptez de reprendre toutes les bases de vôtre vie.
Contrairement aux crises d'angoisse, il est difficile de trouver la force de combattre étant donné qu'il n'y a pas de moment de répits. Le but est donc de combattre ce trouble sans agressivité envers la maladie et sans laisser croire que la colère peut vous pousser à réagir.
La stratégie réside dans le fait de déshabituer, le corps et le cerveau, à cet état de souffrance.
Ces deux derniers sont très disciplinés, plus ils sont habitués à souffrir, plus ils souffriront et vous l'aurez compris, plus ils iront mieux, plus ils en redemanderont.
Comme les crises d'angoisse et de panique, tous les symptômes associés à une douleur "physique" viennent exclusivement de l'accélération du rythme cardiaque, en effet, le cœur et le corps sont en total désaccord, tandis que le premier se met en mode "sportif", l'autre est en mode "veille". Il suffit donc simplement de ralentir ce rythme cardiaque grâce à la respiration est la mobilité du corps (Idéalement une marche rapide à l'extérieur).
Si vous n'avez pas la possibilité de sortir de chez vous, lancer vous (sans réfléchir surtout) à faire des activités simples comme passer l'aspirateur, faire la poussière et même faire des aller retour d'un bout à l'autre de vôtre domicile. En bref, vous équilibrerez ce rythme cardiaque et à la fois diminuerez le fait de cogiter sans arrêt.
Pour les personnes souffrant d'insomnie, tout se réglera avec le reste mais prendra quand même un certain temps (Voir rubrique insomnie).
Pour ceux qui n'arrivaient plus à s'alimenter également mais commencez petit à petit, par exemple:
Un jour, une soupe, le jour d'après une soupe + banane puis une assiette de pattes peu remplie etc..Lorsque vous mangerez ces rations et qu'au bout d'un moment vous sentirez une petite faim à la fin du repas, ne manger rien de plus. Avec cette méthode, lorsque vous irez vous coucher, le cerveau conservera cette sensation de faim et la reproduira le lendemain. A partir de ce moment, la victoire sera acquise et vous pourrez manger léger puis normalement.


Un traitement médical ?

Exactement les mêmes solutions que pour les TAG:

A ce stade, un traitement médical est requis.
-Un antidépresseur dont le corps accepte la molécule. (Voir en détail la rubrique antidépresseur).
-Un anxiolytique (qui va obligatoirement de paire avec un antidépresseur). Celui-ci doit être pris en même temps que l'autre afin de diminuer les effets indésirables de début de traitement chez l'antidepresseur.
-Les plantes n'ont bien évidemment pas le même effet que ces médicaments mais les aideront à se stabiliser pour déjà penser à un futur sevrage qui est souvent difficile.


Conclusion:

A ce stade finale de l'évolution de l'angoisse (La schizophrénie est une maladie à part entière).
Vous aurez besoin d'un suivi médical avec un psychiatre qui élaborera une thérapie cognitive et comportementaliste. Il vous aidera à trouver l'origine de la première crise d'angoisse et surtout, pourquoi et comment vous l'aviez eu. Une fois la réponse trouvée, vous aurez enfin un point de départ qui fera débuter vôtre combat de fond sans vous perdre sur des détails insignifiants mais plutôt vers les événements logiques.